Galette des rois à la frangipane

Pour environ 8 personnes :
Préparation : 15 minutes
Cuisson : 20 à 30 minutes
Matériel spécial : 1 à 2 fèves

500 g de pâte feuilletée étalée en deux disques d’environ 30 cm de diamètre (ou 2 rouleaux du commerce)
200 d’amandes en poudre
150 g de sucre glace
150 g de beurre en pommade
10 cl de crème liquide
2 gros œufs
Pour souder et dorer :

1 jaune d’œuf dilué dans un peu de crème ou de lait
Préchauffer le four à 210° (th. 7).

Poser un disque de pâte feuilletée sur une feuille de papier cuisson sur une plaque.

Mélanger tous les ingrédients de la frangipane de façon homogène.

Etaler cette pâte d’amande sur le disque de pâte en laissant un bon centimètre libre tout autour.

Placer une ou même deux fèves (car cette galette est d’assez grande taille) dans la pâte.

Passer un peu de jaune d’œuf dilué sur le tour de pâte laissé libre et poser le second disque par-dessus en appuyant avec le doigt pour bien souder les bords.

Badigeonner le dessus de la galette du restant de jaune d’œuf dilué, dessiner délicatement des croisillons ou tout autre motif à l’aide d’une fourchette et enfourner pour 20 à 30 minutes.

Vérifier la cuisson et lorsque la galette dore et lève bien, baisser légèrement le four et sortir la galette quand elle est bien dorée. Déguster encore tiède.
Astuces :

  • Vous pouvez préparer cette galette à l’avance avant cuisson et la garder au réfrigérateur. Dans ce cas, gardez un peu de jaune d'œuf dilué et repassez-en sur toute la surface juste avant de la mettre au four (en redessinant vos motifs si vous en aviez fait).
  • Pour que le tour de votre galette présente un feuilletage bien levé, découpez une bande de 1 cm environ sur le pourtour du disque posé sur la plaque. Après avoir passé du jaune d'œuf dilué sur ce pourtour de pâte laissée libre, appliquez cette bande de pâte, passez à nouveau du jaune d'œuf dilué (en veillant à ne pas le faire trop couler sur la tranche) et soudez-bien après avoir apposé le dernier disque de pâte feuilletée.
D’où vient la tradition de la galette des rois ?

Elle a plusieurs origines avant de devenir une fête chrétienne. Son histoire remonte à l’Antiquité romaine. Pendant la fête païenne des Saturnales (ce sont les fêtes romaines dédiées au dieu Saturne de la fin du mois de décembre au début du mois de janvier), les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne. L’heureux élu, enfin peut-être pas tant que cela !, pouvait alors commander tout ce qui lui faisait envie de manger et il pouvait même donner des ordres à son Maître avant de retourner à sa vie servile. Alors peut-être pas si heureux que cela car, selon certains, cet esclave pouvait être sacrifié après les fêtes au lieu de retourner à sa vie servile !

Pour élire ce roi d’un jour, les Romains partageaient un gros gâteau rond dans lequel ils avaient introduit une fève qui servait en quelque sorte de bulletin de vote pour l’élire.

A la fin du 4ème siècle, l’Église interdit ces fêtes païennes, mais les remplace par une célébration religieuse. Dès le 5ème siècle, elle accorde une importance considérable à cette tradition qui se tient le jour de l’Epiphanie, donc le 6 janvier, pour commémorer la visite des trois rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) venus porter les 3 présents à l’enfant Jésus (de la myrrhe, de l’encens et de l’or).

A l’origine, la galette, ronde et plate, était faite de pâte plutôt lourde. Elle s’est allégée et a pris par la suite différentes formes et recettes.

Quant à l’emploi de la fève par les Grecs et les Romains, c’est à la fin du XVIIIe siècle que sont apparues les fèves en porcelaine et les graines de fève ont été systématiquement remplacées en 1870 par des figurines en porcelaine.

Le saviez-vous ? les collectionneurs de fèves s’appellent des fabophiles !

Quant à la galette elle-même, les coutumes diffèrent. Généralement, au Nord, on mange la galette feuilletée à la frangipane et au Sud, la brioche en forme de couronne, souvent ornée de fruits confits et parfumée à la fleur d’oranger.